Portrait : qui est madame Iman ?, l’épouse du théologien suisse

 

Catholique convertie à l’islam à l’âge de 18 ans, d’origine bretonne et suisse, l’épouse du théologien avait toujours échappé aux projecteurs. Elle vole à présent au secours de son mari.

Confessions d’une femme !


La campagne de soutien à l’islamologue Tariq Ramadan, ‘‘ s’est intensifiée le mercredi 14 février ’’, suite à la mise en ligne d’une vidéo ne dépassant pas une dizaine de minutes, dans laquelle s’exprime Mme Iman Ramadan, jusqu’à lors, très discrète, a écrit le quotidien français ‘‘ Le Monde ’’.
Sur la page Facebook officielle ‘‘ FreeTariqRamadan Campain’’, animée par son comité de soutien, Mme Iman était apparue dans un second enregistrement quelques jours après avoir publié le premier.
L’épouse du théologien genevois accusé d’actes immoraux, y apparaît de nouveau posée, sobre et contrôlant ses émotions. Elle évoque dans son discours ‘‘ Ma famille et moi, condamnons entièrement toute forme de menace, tout propos haineux et toute insulte qui sont adressés aux présumées victimes ’’.
Madame Iman, informe avoir appris que toute visite et tout contact avec son époux détenu depuis le 2 février, lui ont été officiellement refusés par la justice. Elle insiste également sur la fragilité de son état de santé qui serait incompatible avec son incarcération.
Dans sa première apparition, face caméra, elle a souligné : ‘‘ On a jamais envisagé de s’exposer. En ce qui me concerne, cela représente un exercice très difficile… Je ne suis pas certaine que Tariq l’approuverait ’’. Absolument ; madame Iman était jusque-là aussi discrète que son mari, devenu très médiatique ces dernières semaines. Pour le défendre et le soutenir dans cette épreuve, elle est littéralement passée ‘‘ de l’ombre à la lumière ’’.

Autrefois, pas d’apparition publique, pas d’exposition et aucune prise de parole (sauf en 2003, où elle a été interviewée par l’Express de l’île Maurice concernant le port du voile).
Le couple qui désormais habite à Londres, vivait il y a quelques années à Genève avec leurs quatre enfants.
‘‘ En Suisse, il n’était pas évident de trouver sa place dans la société et dans le milieu professionnel quand on est une femme voilée. Malgré ça, j’ai choisi de le garder, mais j’en paie le prix aujourd’hui ’’, confiait-elle. Elle rajoute également : ‘‘ Pour une Européenne comme moi, il était impensable de porter un foulard. Ma mère suissesse comme mon père breton, ont eu beaucoup de mal à accepter cette décision. Ça a été assez troublant pour eux ’’.

Rencontre à Genève


La suite du parcours de madame Iman, se dessine à travers différents portraits de son mari.
Ils s’étaient rencontrés à Genève. Elle était la sœur de l’un de ses amis. Ils ont fini par se marier en 1986.
Il avait alors 24 ans, elle en avait 18. À l’époque, elle était catholique et se prénommait Isabelle. Elle s’était convertie à l’islam et est devenue Iman.
Au début des années 90, le couple avait vécu en Égypte, pour revenir après deux ans habiter à Genève.
Dans le temps, madame Ramadan a beaucoup milité pour un collectif de femmes musulmanes, de nos jour disparu.
Depuis, elle a toujours cherché à rester loin des caméras et des micros. À peine trouve-t-on sur le web quelques traces d’actions effectuées avec son mari (traductions, secrétariat).

Mais c’est fini, les choses ont changé. La compagne du théologien s’expose. Elle affirme croire fondamentalement en son innocence. Elle estime devoir s’engager à travers une stratégie de communication qu’elle peut maîtriser.
En attendant le verdit de la Cour d’appel de Paris, le combat ne fait que commencer pour elle, indique Le Monde.

Author: Susan Allen

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