Pierre Gattaz se range du coté de l’accord sur l’assurance chômage

Tous le secteur d’assurance en France vit ses derniers jours sur le rythme des négociations sociales sur l’assurance chômage et ses nouvelles règles. Les prestataires, comme Filiassur, ont observé de loin la situation en espérant l’aboutissement à une solution rapide pour équilibrer le marché. Après un dernier round de négociations entre les patrons et les syndicaux, une convention aurait été trouvée. Et si Filiassur et compagnies ont salué cet accord, les membres du Medef l’ont contesté en démissionnant de la fédération. Cependant, le président du Medef a montré un avis contraire.

L’accord sur l’assurance chômage

Après de longues discussion qui ont commencé dès l’été dernier, les patrons et les syndicaux se sont convenus à un accord commun au tour des nouvelles règles de l’assurance chômage. Le patronat a accepté d’augmenter ses cotisations et de maintenir la surcotisation sur les CDD d’usage pendant les 18 prochains mois en bénéficiant d’une baisse de leurs cotisations AGS, l’organisme qui garantit les salaires.

Toutefois, ces mesures ont été contesté par plusieurs fédération professionnelles, alors que les nouvelles dispositions ne rapportaient quasiment aucun coût supplémentaire pour les entreprises. C’est le cas de la fédération du bâtiment que son président, Jacques Chanut, avait présenté sa démission du pole social du Medef, dès l’annonce de l’accord.

Pour les candidats à la présidentielle, l’accord trouvé ne change pas trop dans leur vision pour l’assurance chômage. De son coté, Emmanuel Macron pense qu’il faut étatiser le secteur en prônant un système de bonus-malus pour les contrats courts. Quant à François Fillon, la solution est la dégressivité des allocations chômage.

Le président du Medef soutient l’accord

Si des membres du Medef ont contesté ledit accord, le président de la fédération, Pierre Gattaz, a confirmé son soutien à la convention des partenaires sociaux. Il a explique par ailleurs qu’un échec de ses négociations aurait « donné des arguments à ceux qui veulent surtaxer les CDD et étatiser l’assurance chômage ».

Dans un entretien avec Dauphiné Libéré et Progrès, Pierre Gattaz a expliqué que les nouvelles règles de l’assurance chômage permettront de dégager un milliard d’euros d’économies, instaurer une contribution temporaire de la part des patrons et mettre fin à la surtaxation des CDD ce qui est favorable pour l’économie française. « « Et si nous avions échoué, nous aurions donné des arguments à ceux qui veulent surtaxer les CDD et étatiser l’assurance chômage », a expliqué Pierre Gattaz.

Author: Susan Allen

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